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n lisant l’interview du ministre italien Carlo Calenda dans Les Echos (http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/0211450934955-carlo-calenda-litalie-ne-veut-plus-dune-politique-industrielle-dirigiste-2039515.php), on peut se réjouir de voir l’Italie de Matteo Renzi refuser toute approche dirigiste et étatique de l’économie. Le Premier ministre italien semble en effet déterminé à emmener l’Union européenne vers l’industrie 4.0, et cette nouvelle est d’autant plus satisfaisante qu’elle intervient quelques semaines après que la France a été confrontée à la polémique médiatique autour de la fermeture du site d’Alstom à Belfort.

Nous avions alors pu observer un gouvernement français impuissant et maladroit tenter de résoudre les difficultés d’Alstom en impliquant la SNCF, comblant son incapacité à fixer un cap et à donner les moyens de réussir par un interventionnisme que je juge néfaste à l’activité économique. Force est de constater que tout soutien financier public massif, même indirect, pose davantage de problèmes d’image et d’efficacité qu’il n’en résout.

Le rôle qui devrait être celui de l’Etat, selon moi, est un rôle de facilitateur. Il devrait s’engager résolument dans la baisse des charges, dans une réforme de notre système de protection sociale et du versement des allocations chômage. Il devrait aussi entreprendre une baisse massive de l’impôt sur les sociétés. Il devrait, enfin, repenser les missions et le périmètre d’action de l’Agence des participations de l’Etat, agence qui devrait avant tout être placée au service de l’innovation.

Il importe désormais et plus que jamais de redéfinir les contours d’une politique industrielle ambitieuse, tournée vers le monde. La clé du succès n’est pas dans des plans de sauvetage signés à l’arrachée au gré des différentes périodes électorales mais dans une confiance et une liberté accrues de nos fleurons industriels. Plus que jamais, la France de 2017 a soif de cette liberté, spoliée par nos gouvernements depuis trop longtemps.

-VCa

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